Chronique du transfert des restes de Mère Henri Dominique à Tours

En quittant notre couvent de Mont, nous laissions à Monsieur Thierry Jacquot, directeur des pompes funèbres de Valdahon, la charge de transférer les tombes de notre cimetière au cimetière de Grandfontaine.

Une réserve cependant a été demandée pour certaines tombes. C’est ainsi que la petite Sœur Noël et Sœur Rose Dominique dans le même cercueil et le père Boulanger dans un autre ont atterri à la fraternité de Lazare de Béthanie à Colombier.

Quant à Mère Henri Dominique, elle a retrouvé ses sœurs à la Grande Bretèche.

Elle est arrivée le mercredi 18 février pendant la messe, vers midi.

Déposée dans la chambre mortuaire des sœurs, nous avons pu nous recueillir auprès de son cercueil jusqu’au lendemain. La délicatesse fraternelle des sœurs de la Présentation nous font aller de surprises en surprises :

La messe du 19 février est offerte pour mère Henri-Dominique et les sœurs de Béthanie.

À 13h30 un temps de prière nous réunit à la chapelle où déjà le cercueil est déposé.

Des sœurs de tous âges sont là pour prier avec nous auprès de leur sœur Henri-Dominique si heureuse de se retrouver là.

Chant des béatitudes – Psaume 22 – Jean 17,24-26 – Chant où sont amour et charité

Un texte de mère Henri-Dominique, dans une lettre du 5 mars 1881, elle écrivait : « Mes chères Filles, soyez les dignes filles de notre Vénéré Père, comme lui, humbles, détachées de vous-mêmes ; comme lui charitables pour celles qui lui ont coûté le sacrifice de sa vie. Aimez-vous les unes les autres pour, ensemble, ne faire qu’un seul cœur et qu’une âme dans l’amour du Christ. Aimez la Sainte Église, soyez attachées aux intérêts de son règne, en priant et en souffrant pour sa glorification et son extension. »

– Silence – Chant où sont amour et charité –
Un texte de mère Henri-Dominique – D’une de ses lettres aux communautés (1885) :

D’abord sur l’union à Dieu : « L’union à Dieu, c’est sa sante présence gardée en tout et partout, c’est la réponse permanente à l’appel divin. Mes sœurs, je vous en prie, aimez Dieu de toute votre âme, de toutes vos forces, quoiqu’il vous en coûte. Aimez-Le pour le posséder. Aimez-Le pour le donner aux autres. Aimez-Le parce qu’il vous a aimées le premier. Aimez-Le parce que votre vocation doit être avant tout un acte d’amour. Vous ne pourrez le communiquer aux âmes que s’Il est votre bien. On donne ce que l’on possède dans la mesure où on le possède. Aimez-Le avec ardeur pour que votre vie intérieure anime les autres et les entraîne dans la ferveur. »

Chant : où sont amour et charité – Notre Père – Chant du Magnificat – Procession vers le fourgon en chantant le grand Salve OP – Chant du “Je vous salue Marie”.

Nous partons en suivant le fourgon dans la voiture, suivie par deux voitures des sœurs.

Mère Henri Dominique est déposée dans un caveau neuf où les deux premières sœurs défuntes d’entre nous auront la grâce de la rejoindre.

Le “Notre Père” et le chant du “Je vous salue Marie” terminent la célébration.

Un cyclamen rouge en pot est déposé sur la tombe.

C’est ainsi que sur une belle page de fraternité et d’espérance s’est achevée l’histoire de Béthanie-Mont.

« LES MISERICORDES DE DIEU SONT INFINIES ET IMPREVISIBLES ! »

Sœurs Dominicaines de Béthanie