CORAZONES DISPUESTOS: HOSPITALIDAD, RENUNCIA Y PRIMACÍA DE DIOS
EN NUESTRA ITINERANCIA

Queridos hermanos y hermanas:

Vamos a iniciar esta reflexión contemplando el nexo conector entre la primera lectura y el Evangelio: “El que os recibe a vosotros me recibe a mí, y el que me recibe, recibe al que me ha enviado; el que recibe a un profeta porque es profeta, tendrá paga de profeta; y el que recibe a un justo porque es justo, tendrá paga de justo. El que dé a beber, aunque no sea más que un vaso de agua fresca, a uno de estos pobrecillos, solo porque es mi discípulo, no perderá su paga, os lo aseguro”.

Se trata de participar en la misión de Jesús y, por ende, en la misión del Padre. En el libro de los Reyes se nos narra cómo una mujer descubre en el profeta Eliseo a un hombre justo y le da albergue en su casa. Como respuesta a su acogida, ella recibe un hijo; recibe una bendición, una vida. Ese fue su pago, ¡y qué gran pago! Sabemos que, para una mujer de aquel tiempo, no tener hijos era considerado una maldición y era mal vista; al otorgarle un hijo, Dios le concede la gracia de la redención ante su sociedad. Ella participó de la misión de Eliseo, entró en la comunión de la misión del Padre, y esto es maravilloso. ¿Cuántas de nosotras hemos experimentado en diferentes etapas de nuestra vida esta misma comunión y hemos visto a esas personas como verdaderos ángeles en nuestro camino?

En un segundo punto, el texto nos confronta con las relaciones familiares, que en el seguimiento del Señor quedan en un segundo plano. No es que nuestro Señor quiera que dejemos de amar a los nuestros; ese “el que ama a su padre o a su madre más que a mí, no es digno de mí” nos habla, en realidad, de una jerarquía de nuestros afectos, donde Dios debe ocupar el primer lugar. Ante esto, nos queda una pregunta: ¿Es realmente Dios el primero en mi vida? ¿Es Él nuestra primicia? ¿Ponemos a Dios delante de todo, o acaso otras realidades como el trabajo, las personas o las cosas materiales llevan la delantera?

Como tercer punto, de gran importancia, el Evangelio nos dice: “El que encuentre su vida la perderá, y el que pierda su vida por mí la encontrará”. Deseo unir esta frase con las palabras de la segunda lectura, que sirven de complemento: “Lo mismo vosotros, consideraos muertos al pecado y vivos para Dios en Cristo Jesús”. En un mundo lleno de ofertas superficiales, Jesús mantiene la suya desde hace más de dos mil años, y sigue vigente hasta el día de hoy. Nuestras renuncias no son nada comparadas con la gracia de pertenecer a la misión de nuestro Dios Uno y Trino, de entrar en la comunión de un plan de salvación que a veces no es del todo claro a nuestros ojos incrédulos, pero que se está gestando día a día en nuestras luchas internas. Se gesta en nuestras pequeñas renuncias, en la acogida del otro y de las hermanas que viven con nosotras. En nuestra vida religiosa, nosotras también somos emigrantes: pasamos de una comunidad a otra en este camino sinodal y de reestructuración. Iniciemos, pues, por casa, para luego esparcir las bendiciones de Dios a quienes encontremos en nuestra vida.

No olvidemos dar gracias a Dios por su Palabra, que nos alimenta y nos interpela. ¡Bendiciones!

 Sr. Nancy Omaira Ramirez

CŒURS DISPONIBLES : HOSPITALITÉ, RENONCEMENT ET PRIMAUTÉ DE DIEU DANS NOTRE ITINÉRANCE

Chers frères et sœurs,

Nous allons commencer cette réflexion en contemplant le lien invisible entre la première lecture et l’Évangile : « Qui vous accueille m’accueille, et qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et quiconque donnera à boire, même un seul verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

Il s’agit ici de participer à la mission de Jésus et, par conséquent, à la mission du Père. Dans le livre des Rois, on nous raconte comment une femme découvre en Élisée un homme juste et lui offre l’hospitalité dans sa maison. En réponse à son accueil, elle reçoit un fils ; elle reçoit une bénédiction, une vie nouvelle. Ce fut sa récompense, et quelle magnifique récompense ! Nous savons qu’à cette époque, ne pas avoir d’enfants était considéré comme une malédiction et était socialement mal vu. En lui accordant un fils, Dieu lui fait la grâce de la rédemption au sein de sa société. Elle a participé à la mission d’Élisée, elle est entrée en communion avec la mission du Père, et cela est merveilleux. Combien d’entre nous ont fait l’expérience de cette même communion à différentes étapes de leur vie, en croisant sur leur chemin des personnes qui furent de véritables anges ?

En deuxième lieu, le texte nous confronte aux relations familiales qui, dans la suite du Seigneur, passent au second plan. Ce n’est pas que notre Seigneur veuille que nous cessions d’aimer les nôtres ; ce « celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi » nous parle en réalité d’une hiérarchie de nos affections, où Dieu doit occuper la première place. Face à cela, une question se pose : Dieu est-il vraiment le premier dans ma vie ? Est-il notre priorité absolue ? Plaçons-nous Dieu au-dessus de tout, ou laissons-nous d’autres réalités — comme le travail, les personnes ou les choses matérielles — prendre le dessus ?

Enfin, comme troisième point d’une importance capitale, l’Évangile nous dit : « Qui a trouvé sa vie la perdra ; et qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. » Je souhaite associer cette phrase aux mots de la deuxième lecture, qui la complètent parfaitement : « De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus-Christ. » Dans ce monde rempli d’offres superficielles, Jésus maintient la sienne depuis plus de deux mille ans, et elle reste pleinement en vigueur aujourd’hui. Nos renoncements ne sont rien en comparaison de la grâce d’appartenir à la mission de notre Dieu Un et Trine, et d’entrer en communion avec un plan de salut qui n’est pas toujours clair à nos yeux incrédules. Pourtant, ce plan se réalise jour après jour à travers nos luttes intérieures, nos petits renoncements quotidiens et l’accueil de l’autre, en particulier de nos sœurs qui partagent notre vie. Dans notre vie religieuse, nous sommes, nous aussi, des migrantes : nous passons d’une communauté à l’autre dans ce chemin synodal et de restructuration. Commençons donc par notre propre maison, pour ensuite répandre les bénédictions de Dieu sur tous ceux que nous rencontrerons.

N’oublions pas de rendre grâce à Dieu pour sa Parole qui nous nourrit et nous interpelle.

Que Dieu vous bénisse !

Sr. Nancy Omaira Ramirez