UN TOMBEAU VIDE (Jn 20, 1-9)

Nous venons de vivre le temps du Carême, qui nous a conduits à cette belle célébration de Pâques.

Aujourd’hui, le récit de l’Évangile peut nous laisser un peu perplexes. On pourrait s’attendre à un Évangile plein de gloire, à des éclats visibles, à une manifestation éclatante.

Mais nous nous trouvons face à un tombeau vide. Et le plus étonnant, c’est cette parole : « Il vit et il crut » (Jn 20, 8).
Qu’est-ce qu’un tombeau vide peut attester de la résurrection ?

Je me souviens d’une jeune catéchumène qui disait :
« Je ne sais pas si je crois à la vie éternelle ou pas. À vrai dire, je ne me suis jamais posé la question. Ce que je peux dire, c’est que ce qui m’anime dans mon chemin de foi, c’est de penser que, dans le monde entier, des femmes et des hommes continuent aujourd’hui à croire et à suivre un homme qui a été crucifié. C’est incroyable, non ? »

Et aujourd’hui, l’Évangile nous pousse encore plus loin : nous croyons que celui qui a été crucifié est ressuscité. Pourquoi ? Parce que le tombeau est vide.

Ce tombeau vide est un signe discret mais puissant : la mort n’a pas le dernier mot. Il devient le symbole que notre vie ne se termine pas sous quelques mètres de terre, mais qu’un avenir lumineux s’ouvre à nous. La résurrection de Jésus nous invite à regarder l’avenir avec espérance.

Nous pouvons être découragés, parfois même angoissés, face à tout ce qui se passe dans le monde. Beaucoup d’entre nous portent des « tombeaux intérieurs » : des deuils, des échecs, des blessures, des découragements, des situations qui semblent closes, scellées, sans issue.

Mais souvenons-nous que, même dans le moment le plus sombre, il a suffi au disciple de voir… et de croire. Voir le tombeau vide.

Alors aujourd’hui, regardons simplement notre vie. Là où tout semble fermé, demandons la grâce de croire qu’un passage peut s’ouvrir.

Car si le Christ est vivant, alors rien n’est définitivement perdu. Et l’avenir, même fragile, peut être rempli d’espérance.

BELLE FÊTE DE PÂQUES !

Sr Amanda Mancipe

 

 

 

 

 

 

 

UN SEPULCRO VACÍO (Jn 20, 1-9)

Acabamos de vivir el tiempo de Cuaresma, que nos ha conducido a esta hermosa celebración de Pascua.
Hoy, el relato del Evangelio puede dejarnos un poco perplejos. Podríamos esperar un Evangelio lleno de gloria, con manifestaciones visibles, con un resplandor deslumbrante.

Pero nos encontramos ante un sepulcro vacío. Y lo más sorprendente es esta frase: «Vio y creyó» (Jn 20, 8).
¿Qué puede demostrar un sepulcro vacío sobre la resurrección?

Recuerdo a una joven catecúmena que decía:
«No sé si creo en la vida eterna o no. La verdad es que nunca me lo he planteado. Lo que sí puedo decir es que lo que me impulsa en mi camino de fe es pensar que, en todo el mundo, mujeres y hombres siguen hoy creyendo y siguiendo a un hombre que fue crucificado. Es increíble, ¿no?»

Y hoy, el Evangelio nos lleva aún más lejos: creemos que aquel que fue crucificado ha resucitado. ¿Por qué? Porque el sepulcro está vacío.

Este sepulcro vacío es un signo discreto pero poderoso: la muerte no tiene la última palabra. Se convierte en el símbolo de que nuestra vida no termina bajo unos metros de tierra, sino que un futuro luminoso se abre ante nosotros. La resurrección de Jesús nos invita a mirar el futuro con esperanza.

Podemos sentirnos desanimados, a veces incluso angustiados, ante todo lo que ocurre en el mundo. Muchos de nosotros llevamos «sepulcros interiores»: duelos, fracasos, heridas, desalientos, situaciones que parecen cerradas, selladas, sin salida.

Pero recordemos que, incluso en el momento más oscuro, al discípulo le bastó ver… y creer. Ver el sepulcro vacío.
Así que hoy, miremos simplemente nuestra vida. Allí donde todo parece cerrado, pidamos la gracia de creer que puede abrirse un paso.

Porque si Cristo está vivo, entonces nada está definitivamente perdido. Y el futuro, aunque frágil, puede estar lleno de esperanza.

¡FELIZ PASCUA!

Hna. Amanda Mancipe