Commentaire d’évangile, dimanche 5 juillet 2026, 14ème dimanche du temps ordinaire.
Mathieu 11, 25-30
« Père… ». C’est visiblement un mot que Jésus affectionne dans les débuts de ses prières. Et je trouve qu’au-delà du mot, c’est une parole profonde. Le fait que Jésus prenne le temps de la prononcer permet d’imaginer le lien fort qui existe entre lui et son Père et la douceur avec laquelle il dit « Père ». En effet, dans cette prière de Jésus, on lit sa confiance en son Père. A son Père, il dit beaucoup de choses, celles qui sont exprimées dans tous les évangiles et celles qu’on ne connait pas quand on nous informe simplement que Jésus était en train de prier. L’appeler « Père » n’empêche pas Jésus de reconnaitre que son Père est Seigneur du ciel et de la terre. Il le loue et la suite peut être étonnante : « Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits ». Ce que Jésus ne nous dit pas, c’est précisément ce que le Père a caché aux savants et révélé aux tout-petits. Qu’est-ce qui a été révélé aux tout-petits ? Peut-être la suite du texte nous réserve la surprise.
Jésus, l’Homme-Dieu a un équilibre de présence dans le monde. Tout en étant profondément uni à son père, il se soucie à la fois de ceux vers qui il est envoyé, et comme d’habitude, priorité aux personnes en souffrance. « Personne ne connait le Père sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler ». Ce qui est donc révélé aux petits, aux pauvres, aux personnes en souffrance, c’est le fait de connaitre le Père. Ce Père proche, capable de compassion, de compréhension, d’écoute. Ce Père « Amour » capable de relever et d’orienter vers le bon chemin. Et cela, Jésus, uni à son Père, le révèle à qui il veut à travers son propre visage, sa proximité pour les personnes ployant sous le poids du fardeau. Il leur promet le repos. Dans la foi, j’emprunte le mot de Jésus pour prier : « Père, souviens toi de ton peuple au Venezuela ».
Et toi, n’hésite pas à prendre Jésus au sérieux quand il dit : « venez à moi vous tous qui peinez… ». Lui seul sait ce qu’il peut faire pour toi.
Virginie Dolebzanga
El corazón del Padre, revelado a los pequeños
Comentario del Evangelio, domingo 5 de julio de 2026, 14.º domingo del tiempo ordinario.
Mateo 11, 25-30
«Padre…». Es visiblemente una palabra que Jesús aprecia al comienzo de sus oraciones. Y me parece que, más allá de la palabra, es una expresión profunda. El hecho de que Jesús se tome el tiempo de pronunciarla permite imaginar el fuerte vínculo que existe entre él y su Padre, y la dulzura con la que dice «Padre». En efecto, en esta oración de Jesús se lee su confianza en su Padre. A su Padre le dice muchas cosas, las que se expresan en todos los evangelios y aquellas que no conocemos cuando simplemente se nos informa de que Jesús estaba rezando. Llamarlo «Padre» no impide a Jesús reconocer que su Padre es Señor del cielo y de la tierra. Lo alaba, y lo que sigue puede resultar sorprendente: «Lo que has ocultado a los sabios y entendidos, se lo has revelado a los pequeños». Lo que Jesús no nos dice es precisamente qué es lo que el Padre ha ocultado a los entendidos y ha revelado a los pequeños. ¿Qué se les ha revelado a los pequeños? Quizá la continuación del texto nos reserve la sorpresa.
Jesús, el Hombre-Dios, tiene un equilibrio de presencia en el mundo. Estando profundamente unido a su Padre, se preocupa a la vez por aquellos a quienes ha sido enviado y, como de costumbre, da prioridad a las personas que sufren. «Nadie conoce al Padre sino el Hijo, y aquel a quien el Hijo se lo quiera revelar». Lo que se revela, por tanto, a los pequeños, a los pobres, a las personas que sufren, es el hecho de conocer al Padre. Ese Padre cercano, capaz de compasión, de comprensión, de escucha. Ese Padre «Amor», capaz de levantar y de orientar hacia el buen camino. Y esto, Jesús, unido a su Padre, lo revela a quien quiere a través de su propio rostro, de su cercanía con las personas que se doblan bajo el peso de la carga. Les promete el descanso. En la fe, tomo prestada la palabra de Jesús para rezar: «Padre, acuérdate de tu pueblo en Venezuela».
Y tú, no dudes en tomar en serio a Jesús cuando dice: «venid a mí todos los que estáis cansados…». Solo él sabe lo que puede hacer por ti.